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« Pour qu’un club de football puisse vivre dans sa ville, il faut aller vers les gens »

Florent Crossoir, chargé de communication au Clermont Foot est un de ceux qui se battent pour populariser le football dans une ville qui vibre pour le rugby et l’ASM. Il nous explique ses différentes techniques et stratégies pour intéresser les Clermontois à un sport qui les rend indifférents.

Concrètement quel est votre rôle au sein du club ?

« On est une petite équipe de salariés, tout le monde est polyvalent. On s’occupe de tout ce qui touche à l’image du club. On gère les relations presse, les demandes spécifiques sur le groupe professionnel, même sur un sujet d’actualité du club ou de l’association, le centre de formation. On gère aussi le numérique, l’image au niveau des réseaux sociaux, le site internet officiel. On a ciblé Facebook, Twitter et Instagram, on n’a pas franchement le temps de faire plus. Il y a aussi toutes les opérations de communication externes et internes ainsi que la couverture médiatique. »

Quelle est votre vision de la place qu’occupe le Clermont Foot dans la ville ?

« Je pense que le foot est le sport le plus populaire de France et même dans le monde. Donc forcément il y a des choses à faire au niveau local. On n’est pas mal suivi au niveau national mais au niveau local, forcément, on souffre un petit peu de la comparaison avec le rugby. On travaille là-dessus pour pouvoir encore mieux faire. »

Vous déplorez justement cette situation ou cela vous permet de travailler plus tranquillement et sereinement ?

« Nous ça nous dégage un peu de pression. Je pense que c’est bien que l’ASM soit la locomotive de la région niveau sportif. Après, il faut en faire une synergie locale. On ne voit pas du tout cela comme un frein, c’est une force, il faut travailler ensemble et intelligemment. »

Est-ce que vous pensez que les mauvais résultats de l’ASM ont été bénéfiques au Clermont Foot cette saison ?

« Moi je pense surtout que c’est dû aux bons résultats de l’équipe. Pascal (l’entraîneur, NDLR) et tous les joueurs ont créé une dynamique, même au sein du club. Honnêtement, si l’ASM avait été dans les trois premiers et qu’on avait quand même joué les play-offs, l’ASM aurait fait ses 18 000 spectateurs et nous nos 7000. Je pense qu’il y a de la place pour les deux sports. D’autant que le public n’est pas forcément le même. Il faut savoir qu’à Clermont, il y a un grand nombre d’amateurs de football, avec quatre ou cinq fois plus de licenciés amateurs en foot qu’en rugby. »

Y a-t-il des supporters de l’ASM qui viennent au Clermont Foot ?

« Oui bien-sûr et vice versa, mais ce n’est pas la majorité. On ne va pas aller chercher les supporters de l’ASM pour les avoir chez nous. Dans la durée, ça ne tiendra pas. Il y a beaucoup de gens à Clermont qui sont prêts à faire 300 km pour aller voir la finale de l’OM à Lyon et qui ne vont pas forcément au Montpied alors qu’ils habitent à côté. »

Ce sont plutôt ces gens là que vous visez ?

« Oui, on veut « ramener » ces gens-là et essayer de les intéresser un petit peu plus au club de leur ville. Il y a un travail d’identité à faire, pour que les gens se reconnaissent dans ce club. »

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