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Docteur Orhant : « Les joueurs doivent savoir qu’ils peuvent subir des commotions cérébrales »

Le Docteur Emmanuel Orhant, est depuis mars 2017, le Directeur médical de la Fédération française de football (FFF). Si les commotions cérébrales sont bien présentes dans le monde du ballon rond, il estime qu’elles sont méconnues des pratiquants et sous évaluées en ce qui concerne les risques et les dommages qu’elles peuvent causer. Et ce, malgré l’information sur le site de la FFF détaillant les symptômes, la marche à suivre lors d’une suspicion de commotion et les conséquences d’une telle blessure.

Les commotions cérébrales sont monnaie courante dans le rugby et mettent en danger la vie de ses pratiquants. Une situation complexe et qui peut virer aux drames, à tel point que la Fédération française de rugby a mis en place un « protocole commotion » visant à être déployé lorsque qu’un joueur reçoit un choc qui peut impacter la tête.

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Qu’en est-il du football ? Peu de pratiquants sont informés et conscients qu’ils exercent un sport les exposant à une commotion cérébrale. Pire encore, ils ne savent pas à quel point elle peut être dangereuse, à court comme à moyen terme. Une situation inquiétante pour le Docteur Emmanuel Orhant, directeur médical de la Fédération française de football (FFF). « Notre rôle en tant que médecin c’est de dire « attention, ne mettons pas de côté les commotions cérébrales qui peuvent avoir des conséquences à court terme et à moyen terme », indique celui qui était pendant plusieurs années le médecin de l’Olympique lyonnais. C’est primordial parce qu’avec quelques précautions très simples après une commotion cérébrale ; on peut aisément obtenir un diagnostic, encore faut-il consulter un médecin ».

Une sensibilisation importante et vitale pour le football car une commotion peut avoir des conséquences graves pour le joueur atteint, si elle n’est pas soignée ni traitée. Ainsi, pour faire prendre conscience de la gravité d’une telle blessure aux footballeurs, la FFF et le docteur Orhant tentent de faire entendre leurs voix.


« L’information qui a été donnée aux éducateurs, au sujet de la commotion cérébrale, aux arbitres et aux médecins fédéraux du football, figure sur le site de la FFF, c’est quelque chose qui est diffusé. Mais je n’ai pas la certitude qu’au fin fond d’un district on l’applique. »

Emmanuel Orhant, directeur médical de la Fédération Française de Football


Alors pour s’assurer que ces mesures de préventions sont appliquées, le Docteur Orhant a un projet et un souhait particulier. « Dans le rugby, certains disent « Monsieur l’arbitre, le joueur a une commotion cérébrale ». Moi, je veux la même chose pour le football. C’est comme les gestes qui sauvent, on peut tous être amenés à sauver une vie, un jour. »

Le but, sensibiliser au moins une personne par club, qui soit informée de ce qu’est la commotion cérébrale et comment l’appréhender. Et pour que l’idée soit connue de tous et même si la FFF essaie se faire entendre, elle compte également sur la diffusion de l’information sur le protocole commotion. Une véritable nécessité pour que le football et le sport de manière générale restent une fête et ne soient plus la cause de malheurs ou de drames.

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